Pourquoi Dreamforce 2026 marque-t-il un tournant pour Salesforce ?
Organisé du 15 au 17 septembre 2026 à San Francisco, Dreamforce 2026 a confirmé un changement de cap : Salesforce ne vend plus seulement des écrans, mais une couche de gouvernance agentique au service de tous les outils de l'entreprise.
Ce virage s'appuie sur une adoption réelle. Quelques semaines avant la conférence, Salesforce publiait ses résultats du deuxième trimestre de son exercice fiscal 2027.
Revenu récurrent annuel (ARR) d'Agentforce, dépassé au deuxième trimestre de l'exercice 2027.
Croissance annuelle de l'ARR d'Agentforce sur la même période.
Source : Salesforce, résultats du deuxième trimestre de l'exercice fiscal 2027 (26 août 2026). Depuis ce trimestre, le périmètre de l'ARR Agentforce inclut aussi Slackbot et Headless 360.
Les quatre évolutions à retenir.
Bedrock, OpenAI, Koa : le modèle n'est plus un engagement définitif.
Salesforce accessible depuis Slack, Teams ou une application métier.
Des agents prêts à l'emploi, et Agent Fabric pour les gouverner.
La vraie couche stratégique des projets d'IA agentique.
Ces annonces prolongent celles de l'an dernier, que nous avions analysées dans notre décryptage de Dreamforce 2025.
Le choix du modèle d'IA n'est plus figé : pourquoi est-ce une bonne nouvelle ?
Agentforce pourra désormais accéder aux modèles hébergés sur Amazon Bedrock, avec Anthropic et NVIDIA disponibles dès à présent par cette voie, et OpenAI qui suivra prochainement.
Cela vient s'ajouter aux modèles OpenAI déjà intégrés à Agentforce depuis 2025 via le partenariat direct Salesforce-OpenAI, ainsi qu'à Koa, le nouveau modèle de raisonnement CRM annoncé par Salesforce.
Le modèle devient un paramètre configurable, pas un engagement définitif, et les voies d'accès technique se multiplient. C'est une bonne nouvelle pour les acheteurs, car cela réduit le coût d'une erreur de choix de modèle.
AIforce : comment sortir du CRM sans sortir de sa gouvernance ?
Marc Benioff a dévoilé AIforce, une nouvelle « couche d'interface live » au-dessus des produits cœur de Salesforce comme Agentforce, Data 360 et Customer 360.
L'objectif est de permettre aux utilisateurs de s'affranchir des approches traditionnelles centrées sur l'interface : les clients n'ont plus besoin de se connecter à Salesforce, ils peuvent accéder à la plateforme via des interfaces sur mesure et des applications tierces.
Vos collaborateurs pourront interagir avec les données et processus Salesforce depuis Slack, Teams, ou une application métier interne, sans passer par Lightning. C'est un vrai sujet d'expérience utilisateur et d'adoption, mais cela suppose aussi de repenser où se trouvent les points de contrôle.
Salesforce insiste sur ce point : AIforce étend cette fondation à d'autres interfaces tout en conservant les règles métier et la gouvernance de Salesforce dans la boucle.
Vous préparez un projet Agentforce après Dreamforce 2026 ?
Nos consultants Salesforce vous aident à cadrer vos cas d'usage, votre modèle de permissions et votre gouvernance des agents.
Réserver un échange avec un expertSept agents « prêts à l'emploi » : la vraie question reste-t-elle la gouvernance ?
Sept agents nommés ont été annoncés : Casey, Paige, Carter, Marshall, Piper et Fin, disponibles dès maintenant, et Hunter, en pilote avec une disponibilité générale annoncée pour novembre 2026. Ces agents couvrent la vente, le service client, le commerce et l'expérience collaborateur.
Mais l'élément le plus structurant côté gouvernance est Agent Fabric, porté par MuleSoft, la plateforme d'intégration de Salesforce. Présenté au printemps 2026 et remis en avant à Dreamforce, son plan de contrôle permet de découvrir les agents à travers Agentforce, Amazon Bedrock, Google Vertex AI et Microsoft Copilot Studio. Sa fonctionnalité Trusted Agent Identity permet aux agents d'exécuter des actions en utilisant les permissions spécifiques d'un utilisateur.
Dès que vous faites tourner des agents de plusieurs fournisseurs, ce qui sera le cas de la plupart des entreprises dès l'an prochain, la question n'est plus seulement « l'agent peut-il faire la tâche », mais qui a le droit de faire quoi, avec quelles données, et comment on le prouve. C'est exactement le terrain sur lequel nous accompagnons déjà nos clients dans le cadrage de leurs projets IA Salesforce et Agentforce.
Pourquoi la donnée et les permissions deviennent-elles la vraie couche stratégique ?
Sur le volet intégration, plusieurs annonces techniques confirment une tendance de fond : le cloud et le modèle deviennent des choix, et la donnée et les permissions deviennent la couche stratégique.
- Les connecteurs Data 360 vers AWS, avec l'extension du zero copy à davantage de services Amazon.
- L'extension du partenariat Google Cloud via MCP (Model Context Protocol, le standard ouvert qui permet aux agents d'accéder à des outils et données tiers).
Les projets d'IA agentique ne se gagnent plus sur le choix technologique initial, mais sur la qualité du modèle de données et de permissions sous-jacent. C'est un point que nous soulignons régulièrement en avant-vente : un pilote réussi sur des données propres ne garantit rien s'il est généralisé à des équipes dont les permissions n'ont jamais été auditées.
Dreamforce 2026 en synthèse : quelles priorités pour les prochains mois ?
Dreamforce 2026 acte le passage d'un Salesforce « produit » à un Salesforce « plateforme de gouvernance agentique ». Pour nos clients, l'enjeu des prochains mois n'est plus de choisir le bon agent ou le bon modèle, mais de structurer la gouvernance qui permettra de déployer ces capacités sans perdre le contrôle :
- Identités : savoir quel agent agit, et au nom de quel utilisateur.
- Permissions : auditer les droits avant de généraliser un pilote.
- Traçabilité : pouvoir prouver qui a fait quoi, avec quelles données.
C'est précisément là que Klint accompagne ses clients dans le cadrage et la mise en œuvre de leurs projets Agentforce.
Comment Klint vous accompagne sur Agentforce.
Intégrateur Salesforce depuis plus de 26 ans auprès de grandes entreprises et d'ETI, Klint aide les équipes métier et IT à passer de l'annonce au déploiement. Nous partons de votre organisation Salesforce existante pour identifier les cas d'usage prioritaires et les prérequis de données et de permissions.